La végétation en ville : 5 bonnes raisons de réintroduire les espaces de nature


Qui n’a pas fait germer une graine de haricot dans du coton à l’école ? Comme nous le savons la végétation est primordiale pour  respirer, manger, se soigner…

  •  Purification de l’air
    Les végétaux captent le carbone mais aussi des substances nocives présentent dans l’air. Ces substances sont stockées dans les feuilles, les tiges et les racines des végétaux.
  • Purification et régulation de l’eau
    Sur des surfaces imperméables comme le béton, l’asphalte, les toitures… l’eau ruisselle emportant avec elle tous les dépôts polluants accumulés depuis la précédente pluie.L’augmentation de la pollution de nos cours d’eau est sans doute dû en partie à ce phénomène, plus de filtre entre les pluies et les cours d’eau.La réintroduction de surfaces végétales sur ces surfaces imperméables agira de manière bénéfique sur les réseaux pluviale souvent saturés lors de grosses précipitations.La végétation et son substrat stockent l’eau de pluie et permettent de réguler les écoulements tout en les filtrant. L’eau arrivant dans les cours d’eau et les usines de retraitement est beaucoup moins chargée en éléments polluants.
  • Maintient des températures et du taux d’humidité
    En milieu urbain les matériaux utilisés (Béton, brique, tuiles…) absorbent la chaleur au lieu de la réfléchir (faible albédo). Ce phénomène (L’effet d’ilot de chaleur urbain) augmente énormément la hausse des températures en ville, jusqu’à  10° de plus que les zones environnantes.En végétalisant de telles surfaces on les protège du soleil direct, les plantes jouent un rôle de régulateur thermique par évapotranspiration, et par la même occasion améliorent l’inertie des bâtiments.
  • Atténuation de la pollution sonore
    Qui dit milieu urbain, dit circulation, bruit en tout genre. La végétation et le substrat sur lequel elle pousse, agissent comme une éponge, plutôt que de réverbérer le bruit comme les surfaces denses (en béton, en brique…)  les surfaces végétalisées vont absorber ce bruit et l’étouffer.
  •  Embellie, égaie l’environnement qu’elle occupe
    Quel meilleur moyen que de se ressourcer en forêt, au bord de l’eau, ou dans tout autres coins de nature. La végétation, le bruit du vent dans son feuillage, les insectes butinant… nous font oublier le stress du travail et de notre vie moderne.

La solution ne serait elle pas de travailler dans un milieu naturel ?

La végétation nous est tout simplement indispensable réintroduisons la !

Qu’est ce qui limite la végétation en ville ?

  • Le manque de place
    Les espaces libres dans les villes se font de plus en plus rares et sont souvent exploités, pour bâtir. Les habitations, commerces, bâtiments publiques… remplacent les espaces de nature encore inexploités, peut être parce que les avantages qu’apporte la végétation (purification de l’air, de l’eau…) sont beaucoup moins palpable et moins rentable que ce que peuvent apporter des commerces, des habitations ou tout autres bâtiments…
  • L’entretien des espaces verts et son coût
    Les communes sont conscientes du coût pour entretenir leurs espaces verts. Qui dit espaces végétalisés dit arrosage (automatisé ou non) donc coût de l’eau, du matériel et de la main d’œuvre.

Musée des Arts Premiers à Paris, situé Quai Branly.

Des solutions pour réintroduire en masse la végétation en ville

Il existe aujourd’hui des solutions pour palier à ces problèmes :

 

  • Une technique comme celle de Patrick Blanc (chercheur au CNRS) permet de végétaliser des surfaces verticales. Ce dernier a développé une technique imitant la végétation que l’on trouve dans les zones humides, telle que les roches qui se couvrent de mousse verte et ensuite permettent à d’autres espèces comme les fougères de s’enraciner et se fixer.

Le système consiste à recouvrir des surfaces avec des plaques de PVC et deux épaisseurs de feutrine (genre couverture de déménageur) et d’insérer les plantes entre les deux épaisseurs. L’irrigation alimente le haut de la surface végétalisée régulièrement, ce qui impose une réserve d’eau en bas et une pompe.


Cette technique reste à mes yeux trop coûteuse, contraignante et peu écologique et l’évaporation est plus importante qu’un système utilisant la sphaigne.

  • Un système utilisant la Sphaigne du Chili permet lui aussi de végétaliser des surfaces verticales, mais aussi des toitures et tous supports ne craignant pas l’humidité.

Cette technique permet aujourd’hui de végétaliser les façades des bâtiments, les toitures, et n’importe quelle structure assez solide pour supporter le poids de la Sphaigne gorgée d’eau. La Sphaigne du Chili ou de Chiloé est un matériau naturel, réutilisable et biodégradable.

Ce support de culture stocke l’eau et limite l’évaporation tout en offrant une protection thermique et acoustique. Les petites surfaces (murs végétaux d’intérieur…) pourront être arrosées à la main (à fréquences différentes selon le climat et les variétés de plantes). Les surfaces plus importantes (façade de bâtiments, toitures…) sont dotées d’un arrosage automatique par goutte à goutte.

On possède des solutions mais comment faire pour intéresser les communes ?

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4 Commentaires

  1. J’adore cet article, la télévision, extra. beau travail, j’ai ajouté le site a mes liens privés

  2. bonjour Gerg,
    Certaines personnes ont eu l’idée d’occuper les espaces dit « inutiles » telles que les toitures plates : des hypers marché pour faire pousser des fruits et légumes, les immeubles d’appartements pour cultiver le miel. Ce qui permet d’être au dessus de la couche de pollution. Est-ce une culture bio ? Je ne sais pas.

    • Bonjour Catherine,
      Oui c’est une bonne idée d’occuper les « espaces inutiles » ce qui ne veut pas dire que tout cela est bio.
      Avoir par exemple un potager ne veut pas dire que l’on mange des légumes bio, surtout si l’on traite ou que l’on engraisse !!

  3. Ping :Végétation dans la ville | Ecologie et Environnement

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